L’assassinat de Ilan Halimi reste une tache indélébile dans l’histoire de France.
Le 13 février 2006, il était retrouvé agonisant le long d’une voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois, après 24 jours de séquestration et de torture parce que juif, par le « gang des barbares ».
Un crime antisémite d’une cruauté absolue.
Comme l’écrit l’historien Marc Knobel
@Knobel7 dans L’Express :
« Le meurtre d’Ilan Halimi n’est pas un accident de l’histoire, un épisode isolé arraché au néant. Il est le fruit d’un antisémitisme qui persiste, se transforme, mais reste nourri par les mêmes clichés vénéneux. »
Depuis le début des années 2000, de nombreux autres Français de confession juive ont été visés par des violences à caractère antisémite. Rien de tout cela n’est anodin. Rien ne doit être minimisé.
Dans le même temps, combattre l’antisémitisme ne doit jamais empêcher la critique d’Israël et d'un système politique et territorial qui, au-delà des alternances gouvernementales, entretient des discriminations et des violences envers les Palestiniens. Cette situation d’inégalités structurelles et de domination ne peut plus durer — ni pour les Palestiniens, ni pour les Israéliens. Elle enferme les deux peuples dans la peur, la violence et l’absence d’horizon politique.
Tenir ces deux exigences ensemble est une question de justice et de cohérence.
Refuser la haine. Refuser les instrumentalisations.
Que la paix et la justice l’emportent.